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Acapulco, Marin et Moine


By acatl - Posted on 18 May 2008


Nullement découragé par les échecs (les sept villes de Cibola et le royaume de Quivira se réduisent en fait à quelques chaumières habitées par des “gens misérabilissimes”, selon le rapport de Vázquez de Coronado), Don Antonio de Mendoza demande au marin portugais Juan Rodriguez Cabrillo de poursuivre l’inspection de la côte, vers le nord, jusqu’à ce qu’il trouve le passage secret. Les voiles déployées, il quitte en 1542 le port de Navidad (Barra de Navidad) dans la region de Jalisco. Vers le nord, au lieu d’entrer dans la Mer de Cortés, il suit le bord ouest de la péninsule et longe la Haute Californie, dont il baptise I’un des caps du nom de Mendocino, en l’honneur du viceroi. Mats il n’arrive à rien savoir au sujet du détroit d’Anian (le Northwest Passage, cherché, a leur tour, par les navigateurs anglais).

Trois ans apres son arrivée à Sanlúcar, à la fin du premier voyage de circumnavigation autour du globe, Juan Sebastián Elcano veut entreprendre à nouveau une traversée similaire (le monde ne peut plus l’effrayer), à la tête de l’armée de Frère Garci-Jofre de Loaisa, en 1525. Une fois passé le détroit de Magellan, il se lance à la traversée du Pacifique, mais entrés en haute mer Loaisa meurt et, quel-ques jours plus tard, Elcano le suit. Toribio Alonso de Salazar prend la place de Elcano, mais il ne tarde pas à avoir le même sort. Pour le remplacer, on nomme Martín Iñíguez de Garquizano qui, à la tête du premier navire Santa María de la Victoria, arrive aux îles des Epices ou de l’Epicerie: les Moluques, egalement appelées îles du Moluque. Ils y attendront, pendant huit tongues années le secours de l’Espagne et, en 1528, ils feront la connaissance d’AIvaro de Saavedra arrivé de la Nouvelle Espagne. Us poursuivront en fin, en 1535, le deuxième voyage de circumnavigation de la planète. Ils jetteront les ancres une année plus tard, au Portugal.

Le dernier de ces courageux aventuriers fut Andrés Urdaneta. Il avait dix-sept ans lorsqu’Elcano le prit en qualité d’assistant. II atteint I’âge de 28 ans quand il se trouve à Lisbonne où on lui vole les rapports et documents qu’il de- vait remettre au roi d’Espagne. S’etant retiré dans un couvent augustin de la Nouvelle Espagne où il arriva sous I’invitation de Pedro de Alvarado en 1538, il dépassait déjà la cinquantaine lorsque Philippe II, conseillé par Luis de Velasco, lui propose d’accompagner Miguel López de Legazpi et Gurruchategui dans I’expedition aux îles de I’Orient. “Car si l’on en juge par les connaissances qu’on vous attribue au sujet de ces terres et par la compréhension que vous avez de la navigation et de la cosmographie, Il serait bon que vous partiez dans ces navires, tant pour les affaires de ladite naviga-tion que pour le service de Dieu Notre Seigneur”, précise, dans une lettre datée du 24 novembre, le roi d’Espagne à Andrés de Urdaneta qui, depuis Mexico, répond affirmativement au monarque espagnol le 28 mai 1560.