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Acapulco et des Horizons Trompeurs
Les européens étaient déjà convaincus que la seule communication entre l’Atlantique et le Pacifique se trouvait à la pointe extrême de l’Amérique du Sud, au détroit de Magellan; mais il restait encore la possibilité que dans les terres inconnues du nord il pût avoir un autre passage plus accessible. En tout cas, on commença à tisser la légende du détroit d’Anian, qu’on situait dans la partie septentrionale du continent et on y ajoutait des histoires tabu louses à propos de villes merveilleuses.
Cette même annee de 1537, on vit arriver à Mexico quatre des marins disparus sur les côtes de Florida dix ans auparavant -on eût dit des fantômes!-; le plus important d’entre eux: Alvaro Núñez Cabeza de Vaca, qui, avec son récit fascinant communique son enthousiasme au viceroi Antonio de Mendoza. Don Antonio n’aime pas que Cortés soit, par ordre du roi d’Espagne, surin-tendant de la Mér du Sud et il souhaite obtenir une gloire plus grande que celte du conquistador.
Frère Marcos de Niza, réputé non seulement par ses connaissances en théologie, mais aussi en cosmographie ainsi que dans les arts de la mer, invente la légende des sept villes doreés de Cíbola; l’histoire fut tissée à la suite de l’exploration du franciscain dans la région du Nouveau Mexique, voyage dans lequel il se fit accompagner en qualité de guide et interprète, par un nommé Estebanico (l’un des camarades de Núñez Cabeza de Vaca qu’il appela “noir alarabe, naturel d’Azamor”), Le viceroi l’écoute excité, étant déjà au courant des mythes de Quivira et Tiguex.
En 1539, Antonio de Mendoza ordonne, de mauvaise foi, le depart d’une armée commandée par le gouverneur de la Nouvelle Galicie, Francisco Vázquez de Coronado, et pour le secourir il fait, qu’en 1540, Hernando de Alarcón et Domingo del Castillo partent d’Acapulco à bord des bateaux San Pedro et Santa Catalina. Del Castillo fut le seui à obtenir des resultats appreciables au cours des deux expéditions: la première carte geographique du literal du Pacifique mexicain, entre Tehuantepec et I’embouchure du Colorado -au fond du goife de Californie- fleuve qu’Alarcón appela du Bon Guide et dans lequel il remonta “jusqu’à 200 lieues”.