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Des Nefs du Acapulco Vers l’Asie.
Lorsqu’il volt enfin une bate abriteé, à quelques 550 lieues de Zacatula, Cortés y improvise un chantier. Dans sa lettre du 20 avril 1532 a Charles V il note: “J’ai ensuite décidé de faire construire quatre nouveaux bateaux, deux au port de Teguantepeque et les deux autres dans celui qu’on appelle Acapulco”.
Le 30 juin de la même année, Diego Hurtado de Mendoza fait partir de ce dernier port les navires San Miguel et San Marcos. Il découvre les îles Marias, explore la côte de Sonora, après quoi, reconte López de Gomara, “it n’y a plus eu de nouvelles”.
Ce fut donc en 1532 qu’Acapulco, ignoré pratiquement jusqu’alors, s’ouvre aux exploits maritimes. Il est vrai que les indigènes en provenance de l’ancien Mexico avaient, de ce point où les montagnes se brisent et auquel le voyageur peut arriver par voie terrestre à une hauteur considerable, déjà contemplé la baie -que les poètes de nos jours ont qualifiée, à juste titre, d’extrêmement belle-.
Bien que le spectacle marin ait pu fasciner ces gens de langue náhuatl, ils n’ont pas trouvé le rapport qui liait ce parage avec l’océan et ils lui ont donné tout simplement le nom d’Acapulco: dans les grandes Cannes (ácatl = canne, et pol ou pul = désinance de l’augmentatif, semblable a celle de l’espagnol en ota cañota, cañotas—, comme par exemple: Atlapulco = dans le gran ravin; Huipulco = la où il y a de grandes épines; Tetepulco = dans la grande montagne. La terminaison co voulant dire lieu). Pas très loin d’Acapulco, à Coyuca et, notamment, dans celle qu’on appelle la Ville Perdue de la région de la Sabanne, on a trouvé des restes archéologiques appartenant vraisemblablement aux débuts de l’ère chrétienne. Cependant, dans la période préhispanique, Acapulco ne fut jamais un village et encore moins un port.